La Bouquinerie

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Labouquinerie Valence : la bibliographie des éditions de Tournon

 

René Adjémian
Bibliographie des impressions de Tournon
1582-1653


Je vous propose de souscrire à un livre qui est le fruit de ma recherche depuis de nombreuses années puisqu'il concerne les éditions de Tournon. Libraire ancien depuis plus de 40 ans, j'ai vu défiler quelques unes de ces merveilles et en ai ressencé 223 à cette heure. (soit 60 livres de plus que dans les meilleures bibliographies dont la dernière, celle de Chomarat, quasiment confidentielle, remonte à 1984).
Ce livre fera un peu plus de 400 pages sur un beau papier bouffant ivoire au format 14, 8 x 21 cm avec des rabats. Le tirage de cette édition originale non mise dans le commerce sera limitée à 250 exemplaires. Tous les exemplaires seront numérotés et justifiés à la main par l'auteur-éditeur. Les souscripteurs seront servis par l'ordre d'arrivée de leur commande.
En espérant que cette ouvrage parachèvera votre bibliothèque ardéchoise. Merci d'avance pour votre soutien !

René Adjémian
Bibliographie des impressions de Tournon
1582-1653


Il était temps d'avoir une bonne bibliographie des Impressions de Tournon. Les principaux bibliographes : Couturier de Royas, La Perrière ou Chomarat, n'ont décrit qu'au maximum 156 livres. Nous en donnons ici 223 et ce n'est qu'un début. Nous demandons à nos amies lectrices et gentils lecteurs de compléter notre chasse et notre humble labeur de récolteur.
Les éditions de Tournon sont une expérience unique en France où plus de 200 livres sont sortis dans une petite ville. En Rhône-Alpes, Valence n'en a publié qu'une soixantaine, Die frise les 70. Vienne dépasse tout juste les 100. Bourg-en-Bresse est à 80, Macon une trentaine, Romans 4 et Villefranche 12 !
Pour sa seule volonté, le fameux Cardinal de Tournon a porté haut les couleurs de l'édition et de la culture. Du Baïf, Montaigne sont sortis de ses presses et que dire du fameux "Traité du Poil" de Tardin, des "Œuvres" de Saint-Augustin, de Tite-Live, de Sénèque..., de la plus belle "Histoire de la Corse" de Philippini, de "l'Histoire du Royaume de Naples" de Pandolphe Collenuccio, du "Traité de l'artillerie" de Jean de Banne, de "l'Alphabet anatomique" de Cabrol, de la "Grande Chirurgie" de Chauliac, la "Bible" de 1599, le "Traité sur l'épilepsie" de Taxil ainsi que son"Astrologie"...
Nous ne parlerons pas de "l'Ante-Christ démasqué", du "Traité de la Sphère" de Pselli, du best-seller et des très nombreuses éditions de Du Verdier sur "les diverses leçons..." qui publia aussi un extraordinaire "Les images des Dieux anciens" dont nous avons découvert le seul exemplaire au monde ! Connaissez-vous : "L'Écurie du Sr Grison" et son fameux traité du cheval de 1598 "en laquelle est montrée l'ordre et l'art de choysir, dompter, piquer, dresser et manier les chevaux tant pour l'usage de la guerre, qu'autres commodités de l'homme avec figures de diverses sortes de mors de bride...", le "Traité de l'horloge" de Voel avec ses gravures sur les cadrans solaires, "Le Sainct Mont de Calvaire de Romans en Dauphiné", une "Nouvelle agriculture", "De la fontaine qui brusle près de Grenoble", etc. ?


De très nombreux fac simile des pages de titre
agrémentent cet ouvrage unique.


René Adjémian / Saint-Alban, expert en livres anciens à la Bouquinerie de Valence et directeur éditorial d'Editions & Régions depuis plus de quatre décennies a publié de nombreux ouvrages sur la Drôme et l'Ardèche


Vous trouverez dans cet ouvrage de nombreuses reproductions dont des exemplaires uniques au monde, jamais inventoriés et ne figurant dans aucune bibliothèque et dont nous donnons évidemment les photos des pages de titre. Nous avons aussi reproduit un manuscrit de Tournon des années 1600 jamais inventorié et quelques autres perles qui vous étonneront.

page du manuscrit de Tournon avec dessin

 

 

Bulletin de souscription. Cliquez ici


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Souscription de ........................... exemplaires de

Bibliographie des Impressions de Tournon
de René Adjémian
au prix de 45 euros franco pièce.

(jusqu'à la parution au maximum le 15 septembre 2018).
La souscription sera arrêtée à 250 ex. et les exemplaires numérotés par ordre d'arrivée des paiement.
(Prix après souscription : 49 euros +8 euros port = 57 euros.)

Soit un chèque de .......... euros, à l'ordre des
EDITIONS DE LA BOUQUINERIE,

Commande à adresser à : EDITIONS DE LA BOUQUINERIE, 77 av. des Baumes, 26 000 VALENCE

 

Extrait :

Introduction


Expert en livres anciens et libraire depuis plus de quarante ans à Valence dans la Drôme, j'ai eu l'occasion de vendre plu-sieurs éditions de Tournon, petit miracle d'imprimerie et d'érudition régionales couvrant la fin du XVIème siècle et le début du XVIIème siècle. Spécialiste de l'Ardèche, il m'a paru néces-saire de compléter les bibliographies existantes avec la description d'exemplaires qui semblaient inconnus à leurs auteurs.
L'idée de cet ouvrage a germé lors d'une discussion avec l'un de mes plus fidèle client, bibliophile averti, autour d'une petite plaquette de 18 pages qu'il m'a fait découvrir, simple catalogue d'une exposition organisée du 8 au 16 juillet 1919 au lycée de Tournon, par la Société Régionale des Amis des Arts (SRAA).73 livres, édités à Tournon et prêtés par différents collectionneurs y étaient décrits et exposés.
La découverte dans la bibliothèque de ce bibliophile de cer-tains ouvrages inconnus des bibliographes finit par me convaincre d'essayer de compléter les études passées avec les exemplaires inconnus.
Les bibliographies et études consultées sont listées en annexe de cet ouvrage. Je cite plus particulièrement :
Anatole de Gallier - L'imprimerie à Tournon
La bibliographie Lyonnaise du Président Baudrier et son supplément par Mademoiselle de La Perrière
Henri Vaschalde - L'imprimerie dans le Vivarais
Le manuscrit de Couturier de Royas, écrit au début du XXe siècle qui inventorie 145 ouvrages
Mme Lebègue-La Perrière a décrit 156 titres en 1964.
Michel Chomarat, en 1983 nous a décrit 151 livres mais n'a commencé qu'en 1600.
Notre contribution dépasse les 220 titres, c'est dire que l'œuvre bibliographique n'est jamais terminée !
À chaque fois que cela était possible, j'ai utilisé les exem-plaires que j'ai réellement eu en main dans ma vie d'expert.
J'ai aussi puisé dans le fonds bibliographique de la BNF et du Collectif de France. Malheureusement le descriptif des livres des fonds publics est souvent incomplet . Certains livres décrits ont parfois même disparu !
Souhaitons tout simplement que les quelques amateurs de livres anciens puissent se retrouver dans ce livre qui n'a que la prétention de donner des pistes pour être complété au fil des ans.
Pour les descriptifs, je me suis évidemment servi du travail des mes prédécesseurs qui sont cités dans la bibliographie. J'ai aussi utilisé la base du CCfr ou Catalogue collectif de France qui recense plus de 30 millions d'ouvrages contenus dans les bibliothèques françaises.
Lorsque j'ai pu avoir les exemplaires en main, j'ai donné mes photos.
Certains descriptifs m'ont été donnés par mes aimables confrères libraires anciens répartis de par le monde, la plupart membre du Syndicat de la librairie ancienne (SLAM) et du Lila, organisation internationale des vendeurs de livres anciens.
Beaucoup des livres que j'ai achetés pour mes collection-neurs sont venus des 4 coins de la France et même du monde, Allema-gne, Espagne, USA… Certains de mes clients et amis m'ont aimablement prêté des livres qui ornaient leur biblio-thèque.
Je me suis aussi permis de glisser de-ci, de-là, en digression, quelques ouvrages fort rares concernant " Tournon " au sens large mais toujours dans nos dates limites : 1582-1653 !
Il va de soi que je serais heureux de recevoir des commen-taires, critiques, ou mieux des informations sur des ouvrages qui m'aurait échappé. Les prochaines éditions de ce modeste opuscule intègreront ces nouvelles informations. La science biblio-graphique n'est jamais finie et une telle étude ne serait prétendre à l'exhaustivité.
Je citerai pour exergue cette phrase de la librairie ancienne : " amor libri nos unit ".

René Adjémian / Saint-Alban


Un peu d'histoire
Marque Typographique de Thomas Soubron
Vaschalde 160, N°1

Je me contente ici de donner à nos lecteurs l'excellente notice sur L'IMPRIMERIE A TOURNON par ANATOLE DE GALLIER parue dans le Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme - Société Départementale d'Archéologique et de Statis-tique de la Drôme. (Tome XI, 1877)

Perdue dans ses montagnes, où les châteaux forts, en ruines depuis les guerres de religion, dominent le cours des torrents, dépourvue de voies de communication et de villes importantes, absorbée de bonne heure dans le vaste territoire du Languedoc, qui lui donna, aux points de vue administratif et judiciaire, deux capitales lointaines, Toulouse et Montpellier, la petite pro-vince du Vivarais ne présentait aucune des conditions néces-saires à l'existence d'un centre littéraire. Si Tournon fit un moment exception, il dut ce privilège à des causes toutes parti-culières. La position de cette ville sur le grand fleuve lui ouvrait le facile accès de toutes les directions ; elle était le chef-lieu de petits états s'étendant sur les deux rives du Rhône.
La maison de Tournon, qui avait perdu son allodialité sous Philippe-Auguste et accolé, en signe d'allégeance, au lion primitif de son écu les fleurs de lis de France, s'élevait au XVIe siècle au plus haut point de splendeur et de puissance. Le cardinal, l'illustration de cette antique race, ministre sous François Ier, Henri II, François II et Chasles IX, doyen du sacré collège, gouverneur en même temps qu'archevêque de Lyon, entraîné par les affaires de l'État, qu'il domina de longues années, résida rarement à Tournon ; mais sa sollicitude n'oublia ni sa ville natale, ni le manoir féodal de ses ancêtres, sur lesquels il se plut à répandre une bonne partie du revenu de ses opulents bénéfices. Du château, que sa nièce, la vaillante Claudine de La Tour Turenne, allait bientôt agrandir dans le style florentin, alors en vogue, il fit un Louvre en raccourci. Il remplit la grosse tour, qui retint le nom de tour des Marbres, de statues antiques, de tableaux précieux apportés d'Italie. Aimant à s'entourer de savants et d'artistes, il avait ramené de Rome un élève de Raphaël, le Florentin Jean Capacin (ce nom sans doute a été francisé), dont la renommée s'est éteinte dans l'obscurité de la province. Paul Sévin parle avec admiration des tableaux de ce peintre, conservés de son temps à l'église paroissiale de Saint-Julien, dans la chapelle et à la bibliothèque du collège . Il fut le maître de Martel-Ange, père du Jésuite Étienne Martel-lange , architecte célèbre par la construction de plusieurs églises de l'ordre. Protecteur des savants appelés en France de tous les points de l'Europe, le cardinal, qui obtint de François Ier l'établissement de la bibliothèque et de l'imprimerie royales, se préoccupait de l'instruction publique avec l'ardeur qu'il appor-tait en toute chose. D'accord avec son neveu Just Ier, il fonda en 1536 le collège de Tournon .
Il fit venir comme principal Jean Pélisson, prêtre originaire de Condrieu, auteur d'une grammaire latine en faveur à cette époque. Les maisons d'éducation étaient rares alors, et Tournon réunit bientôt douze cents élèves, la plupart externes, logés chez les bourgeois de la ville. Mais les idées de la Réforme furent introduites au milieu d'eux par des professeurs venus de divers endroits de France et d'Allemagne. Le cardinal, visitant son collège en revenant de Rome, fut accueilli par des huées.
En voyant le triste résultat de ses efforts, des larmes amères échappèrent à ce vieux lutteur habitué à re pousser l'hérésie d'une main inflexible. Il prit un moment la résolution de trans-former en grenier public destiné à la nourriture des pauvres cette maison, qui avait si mal répondu à ses espérances. Mais, sur les observations de Pélisson lui-même, il se détermina à confier à la Société naissante des Jésuites l'établissement qu'il avait fondé. Pontan fut le premier recteur. Sous sa direction les Pères Edmond Auger, devenu plus tard célèbre, Claude Matthieu, Antoine Tracose, Jacques Silvestre, J. B. Viole, Anni-bal de Codret, Étienne Mirabel enseignèrent la théologie, la logi-que, la physique, les mathématiques, la rhétorique et la gram-maire. Une bulle du pape et des lettres patentes de Charles IX, en date du 23 décembre 1562, érigèrent le collège en univer-sité, avec licence de conférer les grades, droit qui fut retiré en 1626, sur les réclamations des universités voisines. Entre ces deux dates se place la plus grande prospérité de l'établissement. Le nombre des étudiants s'éleva bientôt à deux mille. Le cardinal légua au collège sa magnifique bibliothèque, qui périt dans les incendies de 1649 et du 3 avril 1714.
Là fut anéanti un manuscrit de saint Mamer, archevêque de Vienne . Selon son intention, le corps du cardinal, mort à Saint-Germain-en Laye, fut inhumé dans l'église du collège, où l'on voyait encore son épitaphe avant la Révolution . Par son alliance avec Jeanne de Vissac, Just Ier avait apporté dans sa famille la charge héréditaire de sénéchal d'Auvergne. Plusieurs de ses descendants furent lieutenants généraux pour le roi en Languedoc ou en Dauphiné. Dans toute la région les Tournon devinrent les missionnaires armés de la foi catholique. En 1562, du haut des remparts du château, Claude de La Tour, dame d'honneur de la reine Marguerite de Valois, dont nous avons déjà parlé, assista au sac de la ville par le baron des Adrets, à la profanation des vases sacrés, mis à l'encan sous ses yeux en signe de défi. Selon les rudes coutumes du temps, elle tira bientôt une vengeance éclatante des huguenots restés dans la ville après le départ de leur chef. Le fils de l'héroïne, Just-Louis Ier, maintint à Tournon, malgré un arrêt du parlement de Paris du 1er octobre 1597, les Jésuites, alors bannis de France. Menacé de la confis cation de ses biens et de ses charges, il tint bravement tête à l'orage et entraîna dans sa cause le parlement de Toulouse, outré de voir que l'on empiétait sur sa juridiction. Dès le 28 novembre, le pape lui-même intervint, protestant par l'intermédiaire de son légat, et quelques mois plus tard il recommandait avec beaucoup de chaleur le seigneur de Tour-non à l'ambassadeur de France. La rentrée des Jésuites, dans le royaume termina bientôt cette affaire . Du reste, pendant le conflit, M. de Tournon paraît n'avoir rien perdu de la confiance et de l'estime de Henri IV, dont la sagesse ne se laissait pas aller à l'irréflexion des passions populaires, ni à l'animosité des magistrats parisiens. Aussi, sans trop forcer la note, le P. Jean Arnoux, prononçant, le 29 juillet 1610, dans la collégiale Saint-Julien de Tournon, l'oraison funèbre du grand roi, devant le comte de Tournon, a-t-il pu dire : " Quel estoit le crédit de voz mérites vers un roy qui, pouvant tout, ne vouloit autre chose que ce que vous vouliez, et sur cela laissoit choquer et débattre les hommes pour et contre vostre personne pour faire ouvrir les yeux à l'amitié qu'il vous portoit et au cas qu'il faisoit de voz vertus, fidélité à la coronne, services anciens et nouveaux rendus à sa maison et au sceptre françois . " L'imprimerie à Tournon fleurit et décroît avec l'université et le milieu littéraire qui s'était formé autour des Jésuites ; elle achève de disparaître en même temps que ses protecteurs, les seigneurs de Tournon. Il semble qu'en dépouillant le château des trésors d'art qu'il contenait, les successeurs indifférents de la petite dynastie autochtone emportent avec eux l'âme et la prospérité de la vieille cité. M. Rousset, avoué à Tournon, mort il y a une trentaine d'années, s'était le premier préoccupé de recueillir les livres sortis des presses de cette petite ville. Nous ignorons ce qu'est devenue sa collection, qu'il ne nous a pas été donné de parcourir. L'auteur du Dictionnaire de géographie à l'usage du libraire et de l'amateur de livres , M. P. Deschamps a, d'après nos indications, donné sur ce sujet quelques rensei-gnements sommaires, où s'est mêlé plus d'une erreur, que nous relèverons en son lieu. Déjà connu par d'intéressants travaux sur le Vivarais, M. Henri Vaschalde va publier dans la nouvelle Revue du Dauphiné une bibliographie du département de l'Ardèche, que Tournon, comme on devait s'y attendre, remplit presque en entier. Si, à notre tour, nous nous décidons à livrer au public le résultat de recherches commencées depuis bien des années, c'est qu'ayant à parler d'une localité qui est presque la nôtre, nous avons pu consulter des documents jusqu'ici inconnus et que nous aurons peut-être la chance d'apporter quelques éléments nouveaux. Notre modeste essai servira donc, et ce sera son excuse, à compléter sur certains points l'étude de notre consciencieux confrère. Avant de procéder, en quelque sorte, à l'inventaire des livres sortis des presses tournonnaises, et avant de discuter la date précise de l'introduction de l'impri-merie en Vivarais, nous allons, pour plus de clarté, donner la chronologie succincte des imprimeurs et des libraires parvenus à notre connaissance. En 1586 nous trouvons Thomas Bertrand, libraire. En 1588 apparaît l'imprimeur Claude Michel, que nous ne rencontrons plus après 1620. C'est lui, sans contredit, qui a donné le plus grand essor à la typographie dans la ville dont nous nous occupons. Sur le frontispice de son édition des Confessions de saint Augustin, 1588, on voit la marque suivante : Une tour sur un rocher chargé en cœur des armoiries des Jésuites, environnée de la devise : Turris fortissima. Aux quatre coins de la devise une tête d'ange. La même année, on rencontre le même motif beaucoup plus orné sur une édition des harangues latines du Jésuite Valencien Perpinan. Cette fois l'emblème de la Compagnie est surmonté du Saint-Esprit (ci-mier des armes de la ville de Tournon) et accosté de trophées. Du milieu de la tour s'élève un donjon. A droite de l'écusson et au-dessous des armoiries du cardinal de Tournon la religion foule le démon aux pieds, tandis que du côté opposé le blason de M. de Tour non, comte de Roussillon (écartelé au 1 et 4 de Tournon, au 2 et 3 de Roussillon, sur le tout de Vissac), est placé au-dessus d'une figure allégorique, symbolisant sans doute la force, tenant de la droite un miroir et s'appuyant de l'autre main sur un écu, qui semble chargé du lion de Tournon.
A côté de Michel, typographe de l'université, se place nécessairement son collaborateur le plus important et le plus actif, le libraire Guillaume Linocier. Originaire de Tournon , il était établi en 1587 à Paris et l'on voit son nom sur diverses publications de circonstance qu'il édita et dont une au moins prouve qu'il n'avait pas oublié sa province . Il se fixa en 1589 dans sa ville natale, appelé sans doute par les Jésuites. Il avait son habitation rue Bozonnet, comme nous le voyons dans le cadastre de Tournon de 1648, f° 130. L'Antéchrist démasqué, de Claude Caron, porte la marque ci-après : Sur un ovale un personnage de profil tourné à droite et drapé de vêtements flottants verse de l'eau d'une aiguière dans un vase. Devise : Imbuta recens servabit odorem. En haut et en dehors du cadre, d'un côté un palmier, de l'autre deux branches de laurier retenues par un lien flottant ; en bas, à droite de l'écu un rhinocéros, à gauche un lion vu de face. D'autres fois, comme pour J. Tardini disquisitio physiologica de pilis, 1609, ces ornements extérieurs sont remplacés par des bouquets de fleurs. Sur le titre de L'âme dévote délaissant le corps, par le P. Richeome, 1593, où les noms de Claude Michel et Guillaume Linocier sont réunis, on voit les armes des Jésuites, avec la devise : In nomine Jesu omne genu flectatur. En 1604 le nom de Thomas Soubron apparaît, après celui de Claude Michel, qui se l'était sans doute associé. Sur l'édition des Diverses leçons de Pierre Messie, imprimée cette année-là même, ils ont pour marque collective : Une main issant d'un nuage à gauche de l'écu et tenant un compas ouvert dans un cadre ovale portant cette devise : Tout par compas. Aux quatre angles, des enfants nus ayant dans leurs mains des instruments de mathématiques. Quelquefois, comme dans la Théologie naturelle de Raymond Sebbon, traduite par Montaigne, 1605, la devise est supprimée. Après 1608, je ne trouve plus Soubron, qui se sera brouillé avec son associé. Un certain nombre de volumes portent l'indication de libraires, dont plusieurs ne sont pas cependant établis à Tournon : en 1595, Jacques Faure, à Avignon ; en 1606 et 1614, le célèbre Horace Cardon , libraire à Lyon ; en 1613, Gabriel Roy ; en 1614, R. Reynaud, à Arles ; en 1628,
Pierre Drobet, à Lyon ; en 1633, Laurent Durand, (à Lyon ?) en 1638, Antoine Pichon. Laurent Durand a seul une marque Aphorismi inquisitorum) : Le char du soleil, avec la devise : Invia virtuti nulla est via. En bas, à gauche, un écusson ovale de........ à la fasce de........ , accompagné en chef d'un soleil rayonnant et en pointe d'une montagne surmontée de trois étoiles. A droite, le mono gramme du libraire. Quelques-uns de ces livres ont dû être imprimés par Claude Michel, d'autres par Germain Long, dont les hoirs possédaient une maison dans la grand'rue tendant au collège (Cadastre de 1648-1649, folio 143). Enfin un au moins sort des presses d'Alexandre de La Clostre, bourgeois de Valence.

 

Quelques pages

11 1588

Perpiniani Valentini e Societate Iesu. Petri Joannis
(Perpinan Pedro-Juan
Orationes duodeui-ginti. Addita sunt acta Legationis Japonice
Turnoni
Claudium Michaelem,
1588
in 8
256 ff.-40 ff.

Couturier de Royas 4 p 140. Gallier, XI, 342-343. La Perrière, 9, p 174. Paulau, 223.600. Société régionale des Amis des Arts, Tournon, exposition 1917, p 5 : Bibl. Chab. T. (Comtesse Jean de Chabannes La Palice, née de Tournon, château de Montmelas). Sommervogel, VI, 549.

2 exemplaires imprimés à Tournon répertoriés en France :
SAINT MIHIEL - BM, PQ 391, Fonds patrimonial, Rel. veau brun à filets dorés et fleurons au dos et au coin des plats, aux armes de François II duc de Lorraine...
DIJON - BM, 6369, CGA

D'autres exemplaires ont été imprimé à la même date à Paris : Hoeredes Thom. Brumenii, ou chez Ioannem Corbo-nium et même à Douai : Duaci, apud Ioannem Bogardum (mais avec une pagination et format différent : [12], 492, [2] pmonogramme jésuite à la p. de titre, in-12)
Pas à la BNF

 

 

12 1589

Caron
L'Antechrist démasqué, Par Claude Caron Docteur médecin d'Annonay en Vivarois, avec une table très ample
Tournon
Linocier
1589
in 8
[12]-486-[10] p.in-8

Couturier de Royas 7 p 141/2. Gallier, XI, 343. Vaschalde, 164. La Perrière, 10 p 174. SRAA p 9 : Bibl. H.T : Humbert de Terrebasse.

4 exemplaires en France
AIX-EN-PROVENCE - Méjanes, 07024. Fonds Patrimoine
AVIGNON - BM, 8° 17389, Fonds patrimoine.
NIMES - Bibliothèque Carré d'Art, 958, Théologie
PARIS - BNF, RES P-D-172, Tolbiac - Réserve - Magasin

Les Caron constitue une dynastie de médecins aux XVIe et XVIIe siècles, originaires de'Annonay. Claude Caron, Docteur en médecine, natif d'Annonay, fils de Gilbert, mort en 1609, il est entré en controverse avec les pasteurs calvinistes et a publié contre eux : L'Antéchrist démasqué, 1589 ; Le prix du cheva-lier chrestien (défense de la transsubstantiation), 1590 ; Répon-se aux blasphèmes d'un ministre de Calvin (Jean de Serres), 1590.
Marque de Guillaume Linossier (Vaschalde 164, N°3)

13 1590

Caron Claude, docteur médecin d'Annonay en Vivarais
Response aux blasphèmes d'un ministre de Calvin sacramentaire semez dans ses escris contre le S. Sacrifice de l'autel.
Tournon :
Guillaume Linocier,
1590.
In 8 (17,5 cm)
191pp + 13 pp (collationné par mes soins)

Couturier de Royas 10 p 143. Cioranesco, XVI, 5824. Gallier, XI, 343. La Perrière, 11 p 174.

4 exemplaires en France :
PARIS - BNF, D-27881 Tolbiac - Réserve - Magasin ; ST ETIENNE - BM ANC A19476(3), Fonds ancien, TOULOUSE 1 - BU Arsenal 48498/2 signalé " broché en papier bleu " et Strasbourg, Médiathèque protestante
14 1590

Caron, Claude, (15..-1609)
Le Prix du Chevalier Chrestien, Où il est monstré, tant par l'expresse parole de Dieu, qu'authorité des Anciens Peres ; & raisons naturelles ; le Corps de Iesus estre à mesme instant realament, au S. Sacrement de l'Eucharistie, & au Ciel. Par Claude Caron Docteur Medecin d'Annonay en Vivaroys.

A Tovrnon
(Pour Guillaume Linocier) (Libraire iure de l'Vniuersité. Avec Permission),
1590
in 8
72 p. (sig. A-D8, E4) ;
Notes
Marque typographique au titre, avec les initiales C.M. [= Claude Michel]. Lettres ornées.
Approbation datée de Tournon, le 15 juin 1590, signée G. Pineus, Ian Hay.
Permission du Grand Vicaire de Valence, datée de Valence le 20 juin 1590, signée Guillaume Argoud.

Couturier de Royas 9 p 143. Brunet, suppl I, 209. Ciora-nesco, XVI, 5823. La Perrière n°12 p.175.
Lyon, BM, Part-Dieu. 330316. Chomarat 6339 A
15 1590

Caron
Traité du Sainct Sacrement de baptesme, et cérémonies d'iceluy, par Claude Caron, docteur médecin d'Annonay en Vivaroys...
Tournon
Guillaume Linocier libraire juré de l'université
in-8, [17 cm.]
[16-]394[-20][-2]p. bandeau, lettres ornées, pièces lim., tables

Couturier de Royas 11 p 143 (donne la date de 1591 en citant Arnaud, les Protestants du Vivarais II, 387). Brunet, suppl I, 207 qui indique 1591. La Perrière,13 p 175. Vaschalde, 164 qui cite : Poncer, Notice manuscrite.

3 exemplaires en France
LYON - BM, 330315
TOULOUSE 1 - BU Arsenal, Res 48498, Broché en papier bleu, 18ème siècle, dos plat. Relié avec " Réponse au blas-phème " et " le prix du chevalier chrestien ". Cachet " ex-libris Chabaneau ".
TOULOUSE 1 - BU Arsenal, Res Mn 7008, Ex UT1, BU Arsenal : Res Mn 7008 : Reliure parchemin, fin XVIe-début XVIIe siècle, titre manuscrit au dos. Ex UT1, BU Arsenal : Res Mn 7008 : Cachets " J[acque]s A[ntoin]e Rabaut pr[ofes-seur] ", " Académie de Toulouse. Faculté de théologie protes-tante de Montauban " et " Bibliothèque universitaire de Mon-tauban ".
Notes : Citation au titre " Lilium inter spinas. Tenés vous sur les voyes, & regardés, & interrogés des Anciens sentiers, quelle est la bonne voye, & cheminez en icelle, & vous trouverez soulas pour vos ames. Jermie, 6.16. Cujus laus cara deo, secla juvas candore ". Approbation des théologiens donnée à Tournon le 20 avril 1590. Permission du Grand Vicaire de Valence donnée le 10 mai 1590.
Adresse de Claude Caron, auteur catholique, " au peuple d'Annonay de la religion prétendue Réformée " pour le " salut de [leurs] âmes ".
Poèmes dédicatoires à " Monsieur Caron D. médecin ", en fran-çais, en grec et en latin (dont cinq sonnets, des anagrammes, etc). Anagramme : " CLAUDIUS CARONAEUS : CUIUS SALUS CARA DEO ".
Ornement au titre, bandeaux et lettres ornées gravés sur bois.
Note de contenu 1 : Que le baptesme efface tous pechez
2 : Qu'il est nécessaire à Salut
3 : Que les enfans ne sont sanctifiez dès le ventre de la mère
4 : Qui est le ministre du baptesme, et qui (en son absence) peut baptiser en cas de nécessité
5 : Des cérémonies observées en l'administration du S. Sacrement de baptesme.

Pas à la BNF

16 1590

Richeome, Louis (1544-1625)
L'adieu de l'ame devote laissant le corps, avec les moyens de combattre la mort par la mort, & l'appareil pour heureu-sement se partir de cette vie mortelle, composé par R. P. M. Loys Richeome de la Compagnie de Jesus.
Tournon
Guillaume Linocier
1590
in 8
32pp + 564pp +16pp (collationné par mes soins)

Provenance : Bibliothèque nationale d'Autriche

Couturier de Royas 8 p 142. Gallier, XI, 344. La Perrière, 14 p 175. Sommervogel, VII, 1815.
Grenoble F 15220

 


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