La Bouquinerie

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à paraître avant le 25 fevrier 2018

Un policier ardéchois, 26e titre de notre série Meurtre à...

MARC et ALINE CHEYNET de BEAUPRÉ
Meurtre à Rochemaure
La citadelle des ombres

Un meurtre à Rochemaure où se mêlent vérités et scoops historiques, recherches documentées, personnages curieux, ballades dans le village, connaissances des lieux et des familles… D'où vient le château de Rochemaure ? Qu'y a-t-il à Notre-Dame des Anges ? Pourquoi tuer Henri Lantouzet… ? À tel point que l'on ne sait plus trop, au bout de quelques pages, s'il s'agit d'un roman historique, d'un polar ou de secrets millénaires qui seraient enfin dévoilés.
Ce n'est plus tant qui a tué que la question du pourquoi qui occupe le devant de la scène. On pense cerner, on accompagne les personnages mais… qui aurait pu croire ?
En dégustant une bonne pizza aux escargots, venez (re)découvrir ce village de Rochemaure que vous pensiez connaître. Un livre d'Histoire ou un polar ? Une ballade ou une enquête ? Vérités historiques ou roman policier ? Et si tout se mêlait ?

Marc Cheynet de Beaupré est Docteur en Histoire moderne de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur d'une biographie de Joseph Paris Duverney (Honoré Champion, 2 vol., 2012 et 2016), du Dernier seigneur de Rochemaure (Revue du Vivarais, 2004, fasc. 4), etc.
Aline Cheynet de Beaupré est Docteur en Droit privé de l'Université Paris II Panthéon-Assas, Professeur des Universités, spécialiste de droit de la bioéthique, droit de la famille et droit des biens. Elle est l'auteur de nombreux articles, ouvrages et conférences juridiques.
Les familles Cheynet de Beaupré et Terrasson de Fougères sont de vieilles familles de Rochemaure depuis des générations. Aline et Marc Cheynet de Beaupré signent ici, à quatre mains, leur premier roman policier.
" UN OUVRAGE INDISPENSABLE A TOUTE BONNE BIBLIOTHEQUE ARDECHOISE,
TANT POUR LE PLAISIR DE LA LECTURE ET L'INTRIGUE, QUE POUR LES SOURCES HISTORIQUES
FONDAMENTALES RELATIVES AU VILLAGE DE ROCHEMAURE. ", RENE SAINT-ALBAN.

DANS LA MEME COLLECTION (PAR ORDRE DE PARUTION) : 26 MEURTRE(S) A... JAUJAC, RUOMS, VALENCE, LES VANS, ANNONAY, AUBENAS, NYONS, CRUSSOL, PRIVAS,
DAVEZIEUX, PEYREBEILLE, MONTELIMAR, CHOMERAC, CREST, TOURNON, VALS-LES-BAINS, ALISSAS, ROMANS, COUX, THUEYTS, BOURG-LES-VALENCE, VALLON-PONT-D'ARC, DIE, DANS LES BARONNIES, ÉTOILE ET ROCHEMAURE...


2018. E & R, Valence. EAN : 97828479411784
La Bouquinerie. 77 avenue des Baumes. 26 000 Valence
www.labouquinerie.com

parution prévue le 25 février 2018.

Prix avant parution : 13 euros franco
Prix après parution : 13 euros + 6 euros de frais de port = 19 euros

extraits, table des matières, bon de commande, cliquez ici

Le mot de l'éditeur

Marc Cheynet de Beaupré est un très ancien client de la Bouquinerie et je lui ai proposé depuis de nombreuses années de m'écrire un policier, sachant qu'il taquine la plume à l'occasion ! "N'a-t-on jamais eu envie de tuer quelqu'un ?" Après bien des refus, ne voilà-t-il pas qu'un jour il m'annonce que sa femme serait partante pour l'écrire avec lui ! "Banco", lui ai-je répondu, "les femmes sont de meilleurs auteurs lorsqu'il s'agit de crimes !"

Je dois reconnaître que ce policier tout à fait original va beaucoup vous amuser, et je ne vous parlerai pas du dénouement et de l'intrigue tout à fait exceptionnelle. Ce livre est aussi un hymne à Rochemaure avec forces détails historiques aussi j'incline tous nos fidèles clients à se procurer cet ouvrage qui est autre chose qu'un polar ! Vous m'en direz des nouvelles : rien que l'index affiché ci-dessous vous donnera un aperçu de cette belle quête. Cette écriture à 4 mains est tout à fait jubilatoire. Merci à sa femme Aline d'avoir ajouté sa "griffe féminine" à cette intrigue surprenante

René Adjémian !

 

Bulletin de commande (franco de port jusqu'au 25 fevrier 2018)
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Souscription de ........................... exemplaires de Meurtre à Rochamaure
au prix de 13 euros franco pièce.
Soit un chèque de .......... euros, à l'ordre des
EDITIONS DE LA BOUQUINERIE,
encaissé à l'expédition.
Commande à adresser à : EDITIONS DE LA BOUQUINERIE.., 77 av. des Baumes, 26 000 VALENCE

 

table des matières

VOIR ROCHEMAURE ET MOURIR 7
MÉTEMPSYCHOSE 8
LA QUATRIÈME CROISADE 19
ENTERRER SON AMOUR 28
AQUA SACRA 42
VIA RHODANIA 51
CHEMIN DU CHÂTEAU 61
PLUS PRÈS DES ANGES 75
DE LAVE ET DE LARMES 88
TENET 100
LEVER LE VOILE 110
LES YEUX 125
REPÈRES HISTORIQUES 140
INDEX DES NOMS CITÉS 147
BIBLIOGRAPHIE 156
TABLE DES MATIÈRES 162

 

Index

A
Acunum (nom romain de Montélimar)
Adhémar
- Giraud III
- Giraud IV
- Giraud VII
- Giraud VIII
- Lambert
- de Grignan
Adhémar de Monteil (évêque du Puy)
Agrippa (Empereur)
Alène
- Famille
- Étienne et Firmin, frères
- Jacques
- Jeanne, née Lachave
- Mathieue Gauthier, veuve
Alexis Ange (prince)
Alexis III Ange
Alexis IV Ange (Empereur, ex-prince Alexis Ange)
Alexis V (Alexis Doukas, Empereur),
Audibert de Massillan de Lussan (famille d')
Anne (Sainte)
Antonin le Pieux (Empereur)
Ardulphe (évêque de Viviers)
Armée des Alpes

B
Baconnier (Chanoine Jean)
Bailly (Pierre) et Gay (Nicolas), marchands-libraires à Lyon
Banne (Blanche de), ép. Jacques de Froment
Baudelaire (Charles)
Baudoin Ier (Empereur latin)
Baussan (Auguste-Siméon)
Baux (Tacette de), ép. Giraud VIII Adhémar
Bayle
- Mathieu
- Michelle Labeille, ép. Mathieu
Beauvoir (Simone de)
Bellidentis-Rouchon (Thérèse de), ép. Lantouzet
Benoît XII (Pape)
Blacons (Alexandre de Forest, seigneur de Mirabel et de)
Blanc (Marie), ép. Sébastien Reynaud
Bise (tour de)
Bonnet (Mgr Frédéric)
Borg (René)
Borne milliaire de Jovyac
Bosphore
Boucoléon (palais de)
Bourgogne
Brassières (les)
Burnon (évêque de Viviers)
Byzance

C
Capoulier (tour du)
Carré Magique
Carron (Abbé Eustache)
Castelnau (Pierre de, légat du Pape)
Cathares (les)
Chabredier (Ludovic)
Chalon-sur-Saône
Chambon d'Espenel
- Famille
- Jeanne Victoire, ép. Cornet
- Joseph Alexandre, maire
Charles-le-Simple (roi de France)
Chapelles de Rochemaure :
- La Croix de la Lauze
- Saint-Joseph
- Saint-Nicolas
- Saint-Pierre de La Blache
- Sainte-Madeleine
Chapelles de Notre-Dame des Anges
- Notre-Dame des Alènes (aujourd'hui Saint-Jean-Baptiste)
- Sainte-Anne (aujourd'hui Notre-Dame de Lourdes)
- Sainte-Catherine
Charta Vetus (des évêques de Viviers)
Château de Rochemaure (castellum)
Château de Rochemaure (Quartier du)
Château de Rochemaure (route du)
Chemin
- du Chier
- des Échelles
- de Gaudissart
- de Guyon
- de Malbouron
- de Madame
Chenavari (volcan du)
Cheynet de Beaupré
- Alexandrine, née Ferrier
- Famille
- Constantin
- Louise, née Vinson
Cicéron
Le Claud (lieu-dit, à Rochemaure)
Cloches
- de Notre-Dame des Anges
- de Saint-Laurent
Cluny (abbaye de)
Combe
- Anne, née Laroche
- Michel
Constantin (Empereur)
Consuls de Rochemaure
Constantinople
- Pillage de, en 1204
Corne d'Or
Coulet (famille)
Croisade
- des Albigeois
- Quatrième
Cornet
- Jacques
- Victoire, née Chambon d'Espenel
Crégut (Abbé Léon)
Cruas
Curés de Rochemaure

D
Damas
Dandolo (Enrico, doge de Venise)
David (Roi)
Donjon du château
Drôme
Dumas (Félicité), ép. Terrasson de Fougères

E
Élie (Prophète)
Emerich (roi de Hongrie)
Empire latin d'Orient
Empire Romain d'Orient
Escharavil (Eusèbe)
Eugénie (Impératrice)

F
Fages-Vaumale (César, baron de)
Faubourg de Rochemaure
- Le grand-
- Le petit-
Faujas de Saint-Fond (Barthélémy)

Ferrier (Alexandrine), ép. Cheynet de Beaupré
Fontaines (quartier des)
Fontaines de Rochemaure
- Bernarde (la)
- Croix (la)
- Placette (la)
- Fontaines (les)
Fontes Collarionis (nom romain de Rochemaure)
Foucauld (Bienheureux, Charles de)
Frères Mineurs de Montélimar (couvent des)
Freydières (les, à Saint-Martin l'Inférieur)
Froment (de)
- Jacques
- Blanche de Banne, ép. Jacques
- Gabrielle, ép. Jacques d'Hilaire de Jovyac

Gallade (tour de)
Garnier
- Louis-Aimé
- Suzanne, née Sibleyras
Garnier-Deshières (Claude)
Gaudissart (chemin de)
Gauthier (Esther), veuve Privat
Gauthier (Mathieue), veuve Alène
Gédéon (Prophète)
Gisclon
- Pierre
- Falconnette, ép. de Pierre
Guéménée (Henri-Louis-Marie de Rohan, prince de)
Gothie (marquis de)
Gras (Gaston)
Grégoire XIII (Pape)
Guast (tour du)
Guyon (tour de)

G
Hautoy (Pauline du), ép. Hyacinthe de Jovyac
Herculanum
Hôpital Saint-Nicolas (de Rochemaure, actuelle mairie)

I
Îles (les, à Rochemaure)
Innocent III (Pape)
Isaac II Ange (Empereur)

J
Jai (Gaston)
Jérusalem
Jovyac (château et seigneurie de)
Jovyac (d'Hilaire de) :
- Château de
- Famille
- Élisabeth
- Jacques Ier
- Jacques III
- Jean-Antoine
- Joséphine, née Verdonnet
- Françoise, née Laniel
- Pauline, née du Hautoy
- Pierre-Marguerite, née Raugrave-Salm
- Régiment de

K
Kübler-Ross (Élisabeth)

L
Lacombe (Jean)
La Bastide (tour et lieu de)
La Blache
Labeille (Michelle), ép. Mathieu Bayle
Lachave (Jeanne), ép. Jacques Alène
Lacombe (Père Jean)
La Coste (quartier de)
La Fare (quartier de)
La Garde-Adhémar
Laniel (Françoise), ép. Jacques III de Jovyac.
Lantouzet
- Famille
- Henri
- Jacques
- Thérèse, née Bellidentis-Rouchon
Laroche (Anne), ép. Michel Combe
Lauragais
Le Blanc
- Famille
- Hercule
Le Masson (Louis)
Les Plans (à Saint-Martin-le-Supérieur)
Louis XV

M
Madame (chemin de)
Maires de Rochemaure
Malincor (Suzanne), ép. de Sibleyras
Manteau (François de)
Marseille (ville)
Marseille (Mabille de)
Massin (Jean-Jacques)
Mercoirol (famille)
Michel (Archange, saint)
Michel-Ange
Moïse (Prophète)
Montélimar
Montferrat (Boniface de)
Montfort (Simon IV de)

N
Nègre (Paul)
Notaires de Rochemaure
Notre-Dame de la Merci (ordre de)
Notre-Dame des Alènes (chapelle, à Notre-Dame des Anges), actuellement chapelle Saint-Jean-Baptiste
Notre-Dame des Anges
- Cloche de
- Église
Notre-Dame du Pharos (à Constantinople)
Ordre de Saint-Louis
Ordre de la Légion d'honneur
Ordre de Saint-Grégoire le Grand
Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Ordre du Lys

P
Pagnol (Marcel)
Paul (Disciple, saint)
Péages de Rochemaure
Péloponnèse
Pénitents
- Chapelle des
- Confrérie des
- Fresque des
- Tribune des
Péra (ville, au bord de la Corne d'Or)
Peyroles (seigneurie)
Philippe IV le Bel
Pie X (Pape)
Platon
Poitiers-Valentinois (Louis de, évêque de Viviers)
Pont de La Rochecheyrie (famille du)
Portes de Rochemaure :
- du Capoulier (ou portail vieux)
- de Guyon
- de Soucy (ou portail neuf, puis porte Sainte-Marthe)
- de Suchet

P
Prieuré de Rochemaure
Privat de Fressenel
- Famille
- Léonce
- Ernest
- Esther, née Gauthier

 

 

 

R
Raugrave-Salm (Pierre Marguerite de), ép. Jean-Antoine de Jovyac
Raymond VI (comte de Toulouse)
Régiment des Grenadiers royaux du Lyonnais
Régiment de Jovyac
Remparts
- Vintenum nord
- Vintenum sud
Revue du Vivarais
Reynaud (Oronce, fondeur lyonnais)
Reynaud
- Marie, née Blanc
- Sébastien
Rhône (fleuve)
- Crue de mai 1856
- Crue de décembre 2003
- Îles du
- Via Rhôna
- Vieux pont du
Rignas (ravin de)
Rochemaure (seigneurie et baronnie de)
Rochemaure (ville), passim.
Rochemaure (de)
- Étienne
- Guigon
- Mabille
- Odilon (père)
- Odilon (fils)
- Dame de Thouars, veuve Odilon
- Pierre
Rohan (maison de)

S
Saint-Alban (René)
Saint-Bénigne (cathédrale, à Dijon)
Saint Bonaventure
Saint-Étienne
Saint Jean Chrysostome
Saint Gabriel (archange)
Saint-Laurent de La Fare ou des Vigneaux (église)
Saint-Laurent (église)
- Cloche de
- Mas de
Saint-Laurent (tour de)
Saint-Martin-sur-Lavezon
Saint Michel (archange)
Saint Paul
Saint Raphaël (archange)
Saint Raymond de Penafort
Saint Thomas
Saint Uriel (archange)
Sainte Anne
Sainte-Catherine (chapelle de Notre-Dame des Anges)
Sainte-Croix (église, à Montélimar)
Sainte Marthe
Sainte Véronique
Salce (Chanoine Victor)
Salomon (Roi)
Seguin (Marc)
Serres (Olivier de)
Sibleyras (de)
- Isabeau, née Malincor
- Paul
- Suzanne, ép. Garnier
Soubise (Charles de Rohan-Rohan, prince de)
Soucy (tour de)
Suchet (tour du)

T
Terrasson de Fougères
- Famille
- Félicité, née Dumas
- François
- Henri
Thomas (Apôtre, saint)
Tours
- de Bise
- du Capoulier
- de Gallade
- donjon du château
- du Guast ou de La Bastide ou du Colombier
- de Guyon
- de Notre-Dame des Anges
- de Saint-Laurent
- de Soucy
- du Suchet

U
Urbain II (Pape)
Uzès (diocèse d')

V
Vallette Viallard
- Famille
- Pierre
Venise (république de)
Ventadour (Gilbert III de Lévis, duc de)
Verdier (famille de)
Verdonnet (Joséphine de), ép. Alfred de Jovyac
Véronique (voile de)
Vingtain (droit de)
Vinson (Louise), ép. Cheynet de Beaupré
Vintenum
Vivarais
- États de
- Province
Viviers
- Chapitre
- Évêques de
- Ville

Z
Zara (port, sur l'Adriatique)

 

Extrait

CHAPITRE I
VOIR ROCHEMAURE ET MOURIR

 

Comme moi, tu l'aimeras.
Tante Jacqueline le disait : " Qui n'a pas vu Rochemaure, n'a rien vu " .
Nous irons le mois prochain.

 

CHAPITRE II
MÉTEMPSYCHOSE

Puis une dame à sa haute fenêtre (…),
Que, dans une autre existence, peut-être,
J'ai déjà vue… - et dont je me souviens !

Connaissez-vous Henri Lantouzet ?
Quand Isaure traversa le Rhône, elle ne put s'empêcher de scruter l'eau en y cherchant, peut-être, inconsciemment, le corps d'Henri.
Pourtant, les gendarmes l'avaient sorti des rives la semaine précédente. Un pêcheur avait averti la gendarmerie quand, de bon matin, il avait fait la macabre découverte au milieu des roseaux, près du nouveau pont de Rochemaure. Le corps, immobile, flottait douce-ment, les yeux absents tournés vers un soleil légèrement voilé. Une large plaie entaillait son crâne.
Isaure avait reçu cet appel téléphonique un dimanche, de grand matin, péniblement réveillée par la sonnerie. Depuis, elle revivait la scène en boucle, comme un refrain obstiné dont on ne parvient pas à se défaire :
- Bonjour Madame, connaissez-vous Henri Lantouzet ?
- Qui est à l'appareil ?
- Gendarmerie nationale, connaissez-vous Henri Lantouzet ?
- C'est mon fiancé, pourquoi ?
- Nous avons une mauvaise nouvelle à vous annoncer…
" Connaissez-vous Henri Lantouzet ? " La rengaine ne la quittait plus, obsédante.
Elle avait traversé le canal puis le Rhône comme dans un jeu de pistes, découvrant, redécouvrant presque les lieux où elle n'avait jamais été auparavant mais dont il lui avait tant parlé.
" Le canal a peu d'âme, mais quand même. S'il y a des moutons, c'est que le mistral est vraiment fort. D'ailleurs les fumées de la centrale ne sont alors pas droites. Tu sais comment les enfants appellent la centrale nucléaire ? La machine à faire des nuages !... Si j'ai le courage et que mon matériel tient le coup, j'irai volontiers refaire un peu de planche sur le Rhône. Tu verras, je n'étais pas mauvais… "
Il parlait toujours de son pays avec enthousiasme et ces derniers temps, s'était assigné une priorité : faire découvrir à sa fiancée le village où ils se marieraient dans quelques mois. " Tu verras… ".
Elle voyait. Mais son cœur ne pouvait se réjouir de ce qu'elle découvrait ou reconnaissait.
" Tu verras, sur le Rhône, à droite en contrebas, il y a des aigrettes. Elles étaient rares avant, maintenant il y en a tout le temps ".
Elle avait vu les aigrettes, mais comme maintenant, il y en a tout le temps…
On dit souvent qu'il faut voir le corps du défunt pour pleinement faire son deuil. Elle l'aurait presque souhaité. Mais en raison des circonstances imprécises du décès, celui d'Henri devait faire l'objet d'une autopsie médico-légale. Il était manifestement tombé d'un peu haut, d'un pont à l'évidence. Il s'était vraisemblablement ouvert le crâne en heurtant un rocher, avait perdu connaissance et s'était noyé. L'autopsie chercherait à confirmer ou infirmer cette série d'hypo-thèses. Plaie et noyade étaient les seules certitudes. Les causes et modalités relevaient du mystère ou de spéculations.
Pas de date d'enterrement envisageable, pas d'accès libre au corps. Elle flottait dans un néant qui recouvrait toute sa vie. Aussi avait-elle décidé de se rendre à Rochemaure pour occuper le temps, avec l'impression de l'y retrouver un peu, dans ces souvenirs tant de fois évoqués.
Et les lieux lui parlaient.
Pour un étranger, l'avantage d'un village médiéval touristique est que le passant est pris par la main. Et même si l'orgueil d'Isaure était un peu blessé de ce comportement de vulgaire touriste, la solution de facilité convenait parfaitement à son état léthargique. Des prospectus gisaient en vrac sur une table basse de la mairie. Elle en prit quelques-uns et ressortit. Elle ne voulait pas engager la discussion et se laissait porter par ses pas. Sur le parvis, elle s'assit sur le rebord de la fontaine en ciment et jeta un coup d'œil aux documents ramassés. En réalité, pas grand-chose d'autre à faire que de visiter la vieille cité, son château, son église. Pas de musée, pas d'expo : la Parisienne se contenterait des balades à pieds. L'ombre du micocoulier suffisait à peine à atténuer la clarté du soleil de midi. Elle opta pour une visite du village d'en bas et s'engagea dans le Faubourg qui présentait l'immense avantage de se trouver à l'ombre.
Elle 'connaissait' le Faubourg.
" Tu sais, quand j'étais enfant, dans le Faubourg, il y avait encore une étable, la ferme des Mercoirol. Des vaches en plein village, j'ai l'impression d'avoir vécu au XIXe siècle ! "
Henri avait quarante ans. À supposer qu'il ait eu une dizaine d'années du temps des vaches des Mercoirol, cela voulait dire que dans les années 1980, l'étable était encore là. Il est vrai que c'était étrange à imaginer aujourd'hui, avec ces ruelles pavées toutes pro-pres. Les maisons à l'enduit coloré leur donnaient une petite allu-re provençale, voire italienne et sur les côtés partaient des venelles enco-re plus petites, laissant facilement imaginer qu'autre-fois, elles étaient utiles pour évacuer les eaux, usées ou non. Le Faubourg descendait puis remontait, débouchant sur une placette, laquelle ouvrait sur une montée bien raide.
Elle salua une vieille dame toute simple et souriante dans sa blouse en acrylique. Elle était allée chercher des mûres dans la plaine et en revenait avec un plein panier.
" Vous en voulez une ou deux ? Attention ça tache un peu. Je vais faire des confitures pour l'hiver ". Isaure, sans trop parler, accepta pour ne pas être impolie et suivit du regard la dame qui rentrait chez elle sans se retourner davantage. Indiscrète, elle jeta un coup d'œil à l'intérieur de la maison. Elle avait toujours aimé 'regarder chez les gens', rien que pour voir comment c'est. Elle fut déçue, l'entrée ouvrant directement sur un escalier étroit qui montait, roidement, jusqu'à l'étage. La porte se referma, découvrant un nom sur la boîte aux lettres. Et elle se souvint. C'était celui de l'ancien boulanger de Rochemaure. Elle avait donc fugitivement fait connaissance avec l'ex-boulangère du Faubourg.
Isaure avait réservé une chambre pour une semaine - peut-être plus, elle verrait - à l'hôtel qui se trouvait derrière l'Auberge. Comme elle ne voulait voir personne, elle traversa la 86 , acheta de quoi dîner discrètement dans sa chambre et rentra. Elle alluma la télévision pour meubler un peu le silence et rendre la pièce moins lugubre. Une forme de présence. Elle déballa son petit sac, sortit la caillette qu'elle mangea froide avec les doigts, faute de couverts, engloutit les chips et la cannette de coca puis finit son dîner par un tube de crème de marrons. Dîner équilibré s'il en est, en adéquation parfaite avec la solitude des chambres d'hôtel. Comme elle avait dîné assise sur son lit, elle secoua une partie des miettes avant de s'enfoncer sous les draps, en tirant à elle le couvre-lit faisant office de couverture en la saison.
Éteignant la télévision, elle sortit de sa valise quelques dizaines de feuillets : c'était l'impression partielle d'un travail auquel Henri s'était attelé depuis une année environ, consacré à l'histoire de Rochemaure. Le titre provisoire en était : Essai d'approches géogra-phique, géologique, archéologique et historique des site, château et village de Rochemaure en Vivarais… Si elle devait le publier post mortem en hommage à Henri (elle le lui avait promis en riant, un jour qu'elle se moquait de son travail), il faudrait absolu-ment qu'elle en changeât l'intitulé qui lui rappelait l'Histoire des Chevaliers paysans de l'an Mil. Au lac de Paladru . Ce titre était pour eux l'archétype des intitulés caricaturaux de thèses universitaires.
Elle avait emporté ces pages afin de se retrouver un peu avec Henri et pour disposer d'une sorte de 'Guide vert' historique de Rochemaure. Il lui parlait tellement d'Histoire et elle la retenait si peu ! Elle souhaitait, en parcourant le village, rafraîchir des notions qui ne manqueraient pas de lui être rappelées par les lieux. Défaut de concentration ou effet soporifique du passage qu'elle lisait, consacré au passé géologique du pays ? À l'issue de quelques lignes, les feuillets lui tombèrent des mains. Ayant amplement manqué de sommeil les jours précédents, depuis l'appel des gendarmes, elle s'endormit.
Ils avaient trouvé sur le corps tous ses papiers, son portefeuille, son portable. La thèse d'une chute accidentelle et non d'un acte crapuleux semblait plausible. Le suicide n'était pas non plus exclu. Les gendarmes s'étaient renseignés sur d'éventuelles alertes de disparitions inquiétantes dans la région et, à défaut, avaient demandé au maire de Rochemaure, qui était également médecin, s'il recon-naissait le corps. Le portable était inexploitable en l'état et il faudrait un peu de temps pour tenter d'en récupérer les données. Et encore, sans certitudes, même si le corps avait peu séjourné dans l'eau. Le maire avait cru reconnaître Henri, ce qui avait facilité la recherche d'identification par les gendarmes. Le billet de train Paris-Mon-télimar avait conforté l'hypothèse, le maire ayant précisé qu'Henri était parisien mais d'une ancienne famille du pays. Il le connaissait peu.
Henri était parti pour le week-end à Rochemaure. " Je t'expli-querai " lui avait-il dit avec un clin d'œil. Elle n'avait pas posé plus de questions, subodorant une surprise liée à leur mariage prévu pour l'année suivante.
- Nous n'allons pas continuer à vivre dans le péché ! Veux-tu m'épouser ?
- Ça tombe bien, je n'ai pas piscine samedi prochain.
- Il faudra patienter un peu plus, il y a au moins dix jours de publication des bans je te rappelle…
- Pour le dessert on prévoira une pièce montée en picodons !
Elle préférait l'humour au romantisme fleur bleue. D'ailleurs, la dernière fois qu'elle avait entendu une amie vanter le romantisme de son propre mari - lequel venait de lui offrir une Twingo neuve entourée d'un gros ruban, en la faisant descendre jusqu'au parking les yeux fermés -, le couple avait divorcé deux ans plus tard, ledit mari ayant souhaité rajeunir la marchandise…

Passerelle himalayenne
L'expertise médico-légale avait enfin pu avoir lieu et l'auto-risation d'enterrer avait été délivrée. Les résultats n'abou-tissaient à aucune donnée concluante particulière, semblant accré-diter la thèse de l'accident comme celle du suicide. Henri avait dû tomber de la passerelle himalayenne, se cogner la tête sur un galet - l'eau étant souvent peu profonde dans ces parages - et se serait noyé. La mort par noyade était donc la cause du décès officiellement retenue, ce qui n'excluait pas de pouvoir imputer cette noyade à d'autres hypo-thèses. Ces dernières se résumaient essentiellement à un accident, à un suicide, voire à un homicide.
Pourquoi Henri se serait-il mis en danger en enjambant le parapet assez sécurisé mais pas infranchissable ? Certes, il lui avait maintes fois parlé de cet endroit qu'il aimait, où l'un de ses ancêtres, un autre Henri Lantouzet, avait, de ses deniers, construit avec deux associés le premier pont de Rochemaure, œuvre de Marc Seguin, en 1842. Mais était-ce une raison pour y avoir laissé la vie en l'escaladant ?
Quant au suicide, la fiancée heureuse ne pouvait l'envisager. Henri et elle formaient un petit couple véritablement serein, lui n'était nullement dépressif et la perspective du mariage avait renforcé un naturel déjà joyeux.
Pour l'homicide enfin, il s'agissait d'une thèse surréaliste, inadap-tée à la vie d'Henri, à ses fréquentations ou à son compor-tement. Seule la mauvaise rencontre d'un drogué ou d'un fou, hasard malheureux de la vie, constituait une hypothèse que l'on ne pouvait écarter, malgré son caractère improbable.
Isaure était, comme tout bon touriste ou tout Rupismaurien, allée se promener sur les lieux. Malgré un léger vertige, elle avait pu traverser le Rhône par le vieux pont, empruntant la passerelle en se tenant, assez souvent, au bastingage, le vent s'étant levé et faisant tanguer la structure. Elle nota au passage la présence exaspérante de ces pathétiques cadenas dont la seule certitude qu'ils verrouillent est le risque de nuire (au minimum esthétiquement) au pont sur lequel ils sont accrochés. La pauvre passerelle du pont des Arts à Paris en avait déjà fait les frais. Ces amourettes s'appuient sur des cadenas pour chercher à être transmutées en Amour. Le véritable Amour n'est pas pesant, n'est pas glacé comme du métal, ne verrouille pas et rouille encore moins. Elle fut tentée de revenir équipée d'une pince-monseigneur, libérer la passerelle de ces entraves polluantes...

La vue sur le château était digne d'une carte postale mais elle avait surtout scruté les flots tourbillonnants du Rhône. Les reflets sur l'eau du soleil de fin de journée lui faisaient regretter sa nullité en peinture. Ce devait être passionnant, pour un artiste, de chercher à capter ces jeux de lumière, ces mouvements, cette brillance. Fixer avec la lenteur d'un pinceau, sur une toile, ce qui change à chaque instant. Permanence dans l'impermanence : les bouddhistes se sont inspirés des peintres…
Elle guettait aussi un indice, une anomalie, un accident du fleuve qui permette d'avoir une idée de ce qui s'était passé pour Henri. Elle avait scruté autant de galets, de lônes et de zones de roseaux qu'il était possible depuis la passerelle. En vain. Rien n'avait retenu son regard. L'eau nettoie en profondeur toute trace. " Le meurtrier parfait, c'est le Rhône ! " Arrête tes délires - s'autocensura-t-elle -. Tu te fais des romans, comme toujours. Qui aurait pu vouloir tuer un cadre travaillant dans une entreprise franco-allemande de roulements à billes ?
Pourtant, le doute subsistait, ancré en elle. Elle ne comprenait pas.
L'envol lourd d'un héron cendré sous son nez changea le cours de ses idées. Elle accosta sur la terre ferme, de l'autre côté du Rhône.

La dame de la plaine
Elle se trouvait donc entre Rhône et canal. Des terres inhabitées, mais plus ou moins entretenues selon les parcelles. C'étaient aussi les terres des anciennes îles du Rhône dont Henri lui avaient dit qu'elles avaient fait l'objet de procès durant plusieurs siècles, entre le règne d'Henri II et la fin de l'Ancien régime. Un arrêt du Conseil d'État de 1806 avait fini par mettre les plaideurs d'accord, tranchant la question définitivement et attribuant à deux familles ce que l'on appelait alors les " relaissées " du fleuve, terres fertiles et convoitées…
Elle poussa encore un peu plus loin mais fit demi-tour lorsqu'elle aperçut une camionnette blanche, garée le long d'un chemin qui menait vers la route reliant Montélimar à Rochemaure. Elle avait reconnu cette camionnette anonyme, garée au milieu de nulle part.
Henri lui avait raconté un jour, riant de lui-même, une prise de conscience de sa part qui n'avait eu lieu que vers l'âge de trente ans. Quand il était enfant, âgé d'une dizaine d'années environ, ses parents allaient, comme tout un chacun, régulièrement à Montélimar, faire des courses ou prendre le train. La route entre le canal et le Rhône est toute droite. Elle traverse successivement les deux cours d'eau, sur cette forme d'" île " rendue en très grande partie inconstructible du fait des risques aigus d'inondations lors des débordements du Rhône. Pas de maisons, peu d'humains. Le lieu ne se prêtant pas trop aux promenades, il n'intéresse tout au plus que quelques pêcheurs occasionnels, et encore. Pourtant, Henri avait régulièrement observé une dame, assise sur un pliant, tricotant au milieu de la plaine, au bord de la route. Elle se tenait régulièrement au même endroit, quand le temps était suffisamment chaud pour qu'une personne puisse rester immobile sur une chaise pliante.
Il avait ainsi expliqué à Isaure que, vers la trentaine, il roulait sur cette même route avec un ami d'enfance de Rochemaure qui était devenu médecin à Montélimar. Sur le trajet, l'ami médecin commenta :
- Tiens, la camionnette est là ! L'adresse ne change pas, elles sont toujours au rendez-vous.
- En effet, elles ont leurs clients réguliers, manifestement. Les filles doivent se passer le mot, ce ne doit pas être toujours les mêmes.
- En tout cas, l'adresse est la même depuis toujours, tu te souviens de celle qui était sur un pliant quand on était jeunes ?
- La dame qui tricotait ?
- C'est ça !
- C'était une prostituée ?
- Ben bien sûr, que veux-tu qu'elle fasse à tricoter au milieu de la plaine sur son pliant ?
Ils avaient éclaté de rire.
Henri expliqua à Isaure que si, adulte, il avait depuis longtemps identifié l'activité des camionnettes blanches, il n'avait jamais établi de lien avec " la dame de la plaine " qu'il voyait régulièrement, quand il était petit, depuis la voiture.
" Je n'avais jamais réalisé ce qu'elle faisait là ! Et ça ne m'a jamais surpris qu'on puisse poser son pliant au milieu de nulle part pour tricoter toute la journée…"
Il en riait. La candeur des enfants est un trésor, quel qu'en soit l'objet.
Ce souvenir qui pourtant, l'avait intérieurement fait sourire, avait conduit Isaure à rebrousser chemin, pudiquement, pour ne pas s'approcher de la camionnette blanche, héritière indirecte de la dame de la plaine.
Elle reprit la passerelle himalayenne en sens inverse mais hâta un peu le pas, malgré la beauté de la vue offerte sur le village. Le jour commençait à tomber, le vent avait décidé de ne pas se coucher et le tangage devenait déplaisant. Elle s'agrippait à la balustrade.
Peut-être Henri était-il monté sur la passerelle un jour de grand vent ! Mais de là à passer par-dessus bord ! Les normes de sécurité draconiennes de cette passerelle, inaugurée en 2013, aboutissaient à une hauteur de rampe très rassurante et difficile à enjamber. Je regarderai la météo du jour de sa mort, se disait-elle en s'agrip-pant un peu plus et marchant vite sans trop regarder autour d'elle, le vertige la travaillant un peu. Elle fixait son regard sur les plaques de métal composant le tablier de la passerelle. Heureusement, l'ensemble était en parfait état : pas de trous, pas de plaques dévissées ou autres. Les pas étaient assurés, mais comment donc Henri aurait-il pu passer au-dessus de la rambarde ?
" Quand j'étais petit, on venait avec des amis sur le vieux pont. Il était dans un état de délabrement avancé. À tel point que l'accès en a carrément été interdit. Le tablier, composé de poutres de bois, était défoncé, pourri, des planches pendaient dans le vide. Il y a même des crétins qui, un jour, ont fait du feu dessus ! Ça faisait un méchant trou à contourner. Autant te dire que j'ai, plus d'une fois, franchi la barrière qui fermait l'accès au pont : le danger et l'aventure étaient juste derrière !
Je n'étais pas le seul. Je pense que tous les jeunes du village ont fait comme nous. On marchait jusqu'à la pile centrale qui avait brûlé. Il fallait escalader un peu pour monter dedans, mais c'était parfaitement faisable. L'escalier en pierre était étroit et sans sécurité aucune, mais de là-haut, quelle vue ! C'était notre récompense !
Je te montrerai des photos du vieux pont. Il y en a une avec un camion en mauvaise posture qui avait commencé à traverser, du temps où l'on pouvait encore y circuler, mais le camion dépassait le poids autorisé . Résultat garanti ! J'ai également trouvé des photos du bombardement du pont pendant la guerre . Je te montrerai tout cela un de ces jours, il faut que je fouille dans les papiers des parents ".
Dans la tête d'Isaure, les souvenirs revenaient en rafales : " Normalement, le mistral se calme en fin d'après-midi. S'il persiste c'est qu'il soufflera toute la nuit et encore le lendemain. Tu verras, quand il souffle, il ne fait pas semblant ! "
Et le mistral avait effectivement soufflé toute la nuit. Il subsistait, bien vivace, au matin. Un vent à décorner les chèvres. Il alimenterait les conversations du village pendant la journée. Pour elle, le vent servait aussi à sécher les larmes.

 

 


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